Vous êtes-vous déjà remémoré votre première rencontre avec les arts et la culture ? Revoir l’événement artistique qui vous a fait frissonner de bonheur, qui a allumé l’étincelle…

Il est prouvé scientifiquement que l’éducation aux arts et à la culture a des effets positifs qui se manifestent tout au long de l’existence. Il existe un lien fort entre l’éducation artistique pendant l’enfance et un ensemble d’indicateurs d’intégration sociale à l’âge adulte. En 2011, une étude (1) a démontré jusqu’à quel point la fréquentation de la culture est un puissant vecteur de bonheur : les gens qui aiment se rendre au musée ou à des concerts, sont plus susceptibles d’être heureux dans leur vie, satisfaits de leur bien-être, et en bonne santé physique. Il est aussi prouvé que les activités culturelles sont directement associées à une bonne santé mentale.

En effet, l’étude de l’équipe de Cuypers, en 2011 (1) révèle que «…les arts ont un effet bénéfique sur le ressenti de bonheur et sur la santé, quelles que soient les conditions socioéconomiques ». Il est facile de comprendre que la fréquentation des activités culturelles, qu’on soit chômeur ou PDG d’une grande compagnie, renforce autant le bien-être mental que le bien-être physique de l’individu qui s’y adonne.

Et tel que mentionné par Jean-Gabriel Carasso, grand penseur de l’éducation artistique en France, dans son manifeste pour une politique de l’éducation artistique et culturelle Nos enfants ont-ils droit à l’art et à la culture? « L’initiation à la pratique d’un art, à la fréquentation des œuvres peuvent constituer une formidable école de développement personnel ». Il n’y a qu’un pas à franchir pour décréter que les arts et la culture forment des citoyens créatifs et plus aptes à relever les défis personnels et ceux de la vie en société.

De plus, il est prouvé scientifiquement que la fréquentation des arts et de la culture a un effet multiplicateur. Plus nous consommons de la musique, de la danse, de la chanson, du théâtre, plus notre satisfaction augmente, mieux on se sent et plus notre désir d’en consommer ou d’en faire notre Ab s’agrandit. Pourquoi se priver de leur effet bénéfique alors que nous pourrions découvrir toute la fluidité des interprètes en danse, l’intensité de ceux en théâtre, le charisme des artistes en chanson, la virtuosité des musiciens et le bagou des humoristes. L’indice du bonheur serait en hausse, assurément !

[1] Cuypers K., Krokstad S., Holmen T.L, Knudtsen M. S., Bygren L.O., Holmen J. (2011). « Patterns of receptive and creative cultural activities and their association with perceived health, anxiety, depression and satisfaction with life among adults ». Journal of Epidemiology and Community Health. doi:10.1136/jech.2010.113571