Le modus vivendi des arts et la culture puise constamment aux sources, toujours renouvelées, de l’inspiration. C’est en quelque sorte sa nature profonde. Ainsi, artistes, artisans et créateurs s’allument à l’esprit et à l’énergie du renouveau.

Cette puissante montée souvent associée au printemps, cet élan de vie qui nous propulse et imprègne en nous un dynamisme fécond, la culture et ses créateurs en font leur pain et leur beurre… puis, en les diffusant, ils en imprègnent notre quotidien en musique, en tableaux, en architecture, en danse, en théâtre, en gastronomie…

S’abreuvant à de telles sources, comment s’étonner alors que les arts et la culture chamboulent nos schémas, nos idées, nos concepts et généralement aussi nos émotions ! Ce faisant, ses travailleurs élargissent notre vision et défrichent de nouveaux territoires là où on était souvent coincé dans les avenues d’un passé périmé et des rues commerciales tombant littéralement en désuétude.

Selon un document publié par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain : «Au-delà de la création d’emplois, déjà vigoureuse, le secteur culture génère également d’importantes retombées économiques. Ainsi, la culture a une valeur ajoutée totale de près de 12 milliards de dollars par année. En fait, en considérant le facteur multiplicateur d’emplois, les retombées économiques du secteur culturel sont sensiblement supérieures à celle de nombreux autres secteurs comparables, notamment de l’ensemble de l’industrie des services. »

On oublie trop souvent le grand potentiel des entreprises culturelles dans la revitalisation d’un quartier ou d’une artère commerciale. Car en fait, elles amènent une activité riche qui anime un quartier de façon déterminante et contribue de manière significative à la qualité de vie des citoyens.

Prenons par exemple le rôle majeur que la réincarnation du Théâtre Corona a joué dans la nouvelle vie de la rue Notre-Dame. À la fin des années 90, cette artère survivait grâce aux antiquaires. Puis le Théâtre Corona est acheté par la corporation sans but lucratif L’Institut des Arts de la Scène en octobre 1997 et la phase I des rénovations suit sa réouverture en octobre 1998. Lentement, la vie reprend. Au début des années 2000, deux jeunes chefs plein d’imagination s’installent en face… aujourd’hui, Joe Beef est classé 3ème meilleur resto au Canada et son petit frère quelques pas plus loin, Vin Papillon, est 4ème sur la même liste !

On peut en dire autant du Théâtre Outremont et de l’impact des diverses maisons de la culture. Ou encore, comme sur l’avenue Greene dans Westmount, c’est une remise en valeur de véritables bijoux d’architecture – comme les édifices de la Maison des vins Dandurand et les 5 Saisons – qui amène un souffle vivifiant à l’artère commerciale.

Le renouveau qu’amène l’activité culturelle fait durer le printemps à l’année !