Dans un domaine comme le mien, nous sommes parfois témoins de situations malheureuses causées par de fausses croyances. En voici quelques-unes :

  • Une séparation entre conjoints de fait annule les legs faits dans le testament. L’ex-conjoint de fait héritera tant qu’un nouveau testament n’est pas fait. Pour les époux mariés par contre, le divorce entraîne l’annulation du testament.  Imaginez le nouveau conjoint et même les enfants déshérités par négligence…
  • Il n’y a jamais d’impôts à payer en cas de vente d’une résidence principale. Le particulier qui achète, rénove et revend trop fréquemment sera qualifié par les autorités fiscales comme un entrepreneur même s’il habite ces immeubles pendant un certain temps et pourra se voir obligé de déclarer le gain réalisé comme du revenu imposable.
  • « Si mon époux(se) devient inapte, j’aurai les pouvoirs nécessaires pour m’occuper de ses affaires ». S’il y a un mandat de protection, la personne qui y est nommée aura les pouvoirs requis une fois le mandat dûment homologué. En l’absence de mandat d’inaptitude, la famille nommera une personne avec la supervision du tribunal et du Curateur public.
  • « Comme nous sommes mariés, j’hériterai de tout si mon époux(se) décède même s’il n’y a pas de testament ». FAUX la plupart du temps. En l’absence de testament, le conjoint marié ne reçoit qu’un tiers de la succession s’il y a des enfants ou deux tiers s’il n’y a pas d’enfants mais que le défunt laisse des parents et/ou frères et sœurs.
  • La vente d’un stationnement dans une copropriété n’est pas taxable. VRAI si le stationnement est vendu en même temps qu’un appartement. FAUX si le stationnement est vendu seul.  Dans ce dernier cas, même le vendeur qui est un particulier et n’utilise pas le stationnement dans le cadre d’une entreprise devra percevoir de l’acheteur la TPS et la TVQ et les remettre immédiatement aux autorités fiscales, à défaut de quoi il s’expose à devoir les payer personnellement et à assumer des pénalités.

En faisant taire ces légendes urbaines, on évite les histoires d’horreur.