Certains d’entre vous trouveront peut-être ce plaisir gourmand d’un gout pour le moins douteux. En effet, les huîtres n’ont que deux camps : ceux qui les adore et ceux qu’elles rebutent totalement. Il semblerait que l’eau tiède ne convienne pas du tout à ces mollusques.

Mais quand on est de ceux qui en raffolent, leurs coquillages s’avèrent un merveilleux coffre au trésor de délices. Aujourd’hui, grâce à la réfrigération des moyens de transport, on peut les savourer pratiquement à l’année, seul le rythme de leur période de reproduction affecte leur disponibilité sur les étals de nos marchands préférés.

Toutefois, pour les amateurs de la reine des huîtres chez nous, la Malpèque, et ses sœurs de nos eaux, nous sommes nombreux à les déguster principalement de septembre à décembre. Peu importe le moment, manger des huîtres est souvent relié à la fête. On aime se retrouver à plusieurs lors de party d’huîtres. En fait, que ce soit pour un souper d’amoureux, pour souligner un anniversaire ou ouvrir le souper de Noël, quand les huîtres sont de la partie, c’est toujours spécial. Peut-être parce qu’il faut les ouvrir, ce qui demande tout de même un certain savoir-faire, peut-être est-ce l’eau de mer qu’elle contienne… les huîtres ont ce petit extra qui demeure unique et accroît chaque fois le bonheur du palais !

Les huîtres se savourent en soupe, rehaussées de sauces diverses, gratinées, à la Rockfeller, etc. Les plus aventureux oseront peut-être l’arroser d’un petit coup de vodka très froide. Toutes ces manières d’apprêter ce goûteux mollusque sont succulentes. Cependant, les vrais amateurs ne verront leur appétit pour l’huître vraiment satisfait que quand ils l’auront mangée toute crue, dans sa coquille. Accompagnée de bière, d’un bon vin blanc ou même de champagne… l’huître, c’est immanquablement du bonheur en coquille.

Selon les informations transmises par le gouvernement du Canada pour la production de 2011 à 2015 :

  • La moyenne annuelle de la production d’huitres au Canada était de 11,7  millions de dollars.
  • La production en Colombie-Britannique représente presque 45% de ce total, celle de l’Île-du-Prince-Édouard représente un peu plus de 30% et celle du Nouveau-Brunswick d’environ 20%.
  • Une moyenne annuelle de  25 800 tonnes d’huîtres.

Autres données :

  • L’huître creuse du Pacifique est l’huître la plus cultivée dans le monde. Au Canada, cette espèce est élevée exclusivement en Colombie-Britannique. Elle est aussi ensemencée en France et en Europe depuis qu’elle a frôlé l’extinction.
  • L’huître plate ‘européenne’ est cultivée en Nouvelle-Angleterre, principalement dans le Maine, dans l’état de Washington et à Colville Bay dans l’Île du Prince-Edouard.
  • L’huître américaine est cultivée dans les eaux chaudes des baies et des estuaires peu profonds du sud-ouest du golfe du Saint-Laurent, le long des côtes de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick, ainsi que dans les anses du lac Bras d’Or de l’Île du Cap Breton.
  • La température de l’eau dans les autres zones côtières est généralement trop froide pour permettre la reproduction naturelle et une croissance appropriée de cette espèce d’huître.
  • En Atlantique, on produit deux formes d’huîtres américaines : l’huître classique (de 76 à 127 mm, ou 3 à 5 pouces) et l’huître « cocktail » (moins de 76 mm, ou 3 pouces). Parmi celles-ci, on retrouve la fameuse Malpèque, la Beausoleil, la Caraquet, la Maine…
  • Lorsqu’elles sont élevées en suspension, les huîtres croissent plus rapidement et deviennent plus charnues car la circulation de l’eau augmente la disponibilité de nourriture.