La Saint-Valentin est synonyme de douceurs. Patrice Demers nous offre la fête de l’amour à longueur d’année à travers les pâtisseries haut de gamme qu’il prépare dans son local de la rue Notre-Dame.

Le grand public l’a connu et aimé à travers sa populaire émission « Les délices de Patrice». La preuve : il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on lui demande si le concept sera de retour.

« J’aime beaucoup la télévision, mais je manque de temps. Je vais éventuellement en refaire. Mais pour l’instant je me consacre à mon commerce », explique-t-il.

Sa boutique-pâtisserie est un rêve qu’il chérissait depuis longtemps avec  sa compagne, la sommelière Marie-Josée Beaudoin. Le couple de Pointe-Saint-Charles a constaté à l’époque l’offre manquante dans le Sud-Ouest. Ils sont tombés sous le charme d’un ancien club vidéo. Ils voulaient un lieu à leur image, où les gens peuvent autant consommer des lunchs, desserts de qualité, brunchs du week-end, que suivre des cours de sommellerie et de pâtisserie.

« On célèbre nos trois ans. On est en constante évolution. C’est un concept hybride qui a beaucoup de sens. Je n’aurais jamais imaginé faire une pâtisserie sans un côté salé.  J’étais habitué au restaurant, mais j’ai dû m’adapté au côté boutique, avoue le patron d’une quinzaine d’employés. Ça faisait un peu peur de se lancer ! La passion nous guidait. L’accueil a été assez rapide, on a eu la chance d’être occupé. C’est ce que je voulais, proposer de la nouveauté. »

UN PARCOURS ATYPIQUE
Sans le coup de pouce du destin, nous n’aurions jamais connu Patrice Demers, hormis dans un bureau de psychologue! Doué à l’école, il s’était inscrit en psychologie.

« J’ai toujours adoré la cuisine, mais je ne pensais pas en faire un métier. Il y a 15 ans, ce n’était pas aussi valorisé, précise-t-il. La petite voix dans ma tête me disait d’y aller. J’ai eu un déclic et je ne suis jamais retourné à l’université après la première journée. » Il s’est alors inscrit à l’école de cuisine pour suivre son cours de pâtisserie et son cours de restauration. Un double cursus qui lui sert bien aujourd’hui.

L’AMOUR DU PRODUIT
Lorsque l’on croque un fabuleux kouign amann, on ne pense pas à tout le travail derrière sa confection.  « On peut passer des heures à travailler sur de nouvelles créations. C’est valorisant d’amener du bonheur à un grand nombre de personnes », admet celui qui adore s’inspirer en visitant des pâtisseries étrangères.

Patrice rappelle que la tradition de la pâtisserie est moins ancrée au Québec, l’évolution est plus lente qu’en cuisine. Néanmoins dans les deux cas, la perfection est de mise. « C’est  facile de tourner les coins ronds, mais tout doit être beau et bon tout le temps ! Même si l’on prépare 700 bûches, chacune doit être parfaite par respect pour le client. C’est une exigence non-négociable. Je suis mon plus sévère critique. »

Le chef-pâtissier est heureux les deux mains dans le produit, en pleine création. Fait étonnant, il n’aime pas les desserts trop sucrés. Sa marque de commerce est l’équilibre et la fraîcheur.

Fils d’enseignants, il aime transmettre ses connaissances à ses employés et à ses élèves. À l’heure qu’il est, il réfléchit au menu de la Saint-Valentin.

Chaque jour, l’entrepreneur donne à l’organisme local Partageons l’espoir les surplus alimentaires du jour invendus. Pour lui, c’est une façon de rendre accessible à la communauté des desserts haut de gamme.

LE DESSERT CHOUCHOU DE PATRICE
Le dessert vert que l’on doit manger sur place.  Crémeux yogourt au chocolat blanc, granité de pomme verte, pistache, coriandre et huile d’olive! La fraîcheur, l’acidité et le contraste des saveurs constitue une formule gagnante. Coup de foudre assuré.

Patrice Pâtissier est situé au 2360 Notre-Dame Ouest. Ouverture du mercredi au dimanche. Pour informations : 514 439-5434 ou www.patricepatissier.ca.

 

Photos: Courtoisie/TC Média